Quel choix de société au 21e siècle ? Plaidoyer pour un aménagement raisonné et durable de notre plaine !

Mar­tine Carti­er, tête de liste de Triel à Venir, s’élève con­tre ces pro­jets routiers por­teurs de aux portes de la ville

La dans la boucle de Chanteloup

Alors que l’en­quête préal­able à la déc­la­ra­tion d’u­til­ité publique se déroule sur une péri­ode de 21 jours seule­ment, du 16 jan­vi­er au 5 févri­er 2020, les impor­tants pro­jets qu’elle sous-tend posent de vraies ques­tions de . Que veut-on réelle­ment pour cette plaine de 334 hectares, entre Chanteloup, Car­rières-sous-Pois­sy et Triel-sur-Seine ?  Quel type de per­me­t­tra un avenir meilleur ? Les enjeux sont majeurs et les solu­tions dif­fèrent.

L’en­quête publique porte sur l’en­quête par­cel­laire, sur le ter­ri­toire des com­munes d’Achères, Car­rières-sous-Pois­sy, Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine, afin de déter­min­er les empris­es fon­cières néces­saires à la réal­i­sa­tion de la liai­son RD 30 / RD 190 – avec un nou­veau pont à Achères. Il s’ag­it de réalis­er les expro­pri­a­tions néces­saires aux deux pro­jets.

Un con­tre­sens his­torique
Pour­tant on sait depuis longtemps que le “bouclage” de la Fran­cili­enne n’au­ra jamais lieu. Le pro­longe­ment de la route rapi­de RN 184 via un nou­veau Pont à Achères vers le nou­veau pont de Triel, dit “A 104bis”, et la créa­tion d’un “boule­vard urbain” sur­di­men­sion­né (RD190) de Pois­sy jusqu’au milieu de la plaine près de Triel vont à rebours de l’his­toire et posent de nom­breuses ques­tions.

En effet, pour per­me­t­tre d’aller vers l’ob­jec­tif de réduc­tion des émis­sions de car­bone de 40% d’i­ci 10 ans, les investisse­ments publics doivent être désor­mais pointés sur l’amélio­ra­tion de l’of­fre de et la struc­tura­tion des modes de déplace­ment “doux”, moins pol­lu­ants et moins émet­teurs de car­bone. Il faut per­me­t­tre aux per­son­nes de reporter leurs déplace­ments vers des trans­ports publics diver­si­fiés et mieux cadencés.

De plus, les con­clu­sions précé­dentes des études sur le pro­jet d’A104 étaient toutes néga­tives. Depuis plus de 25 ans, min­istres, élus, pop­u­la­tions s’y sont opposés. Les derniers en date sont le rap­port Duron et les Assis­es de la Mobil­ité, en 2018, qui pré­conisent d’in­ve­stir sur les trans­ports col­lec­tifs et l’amé­nage­ment de modes de .

Au lieu de cela, lorsque l’on crée des , l’aug­men­ta­tion du traf­ic et de sa con­ges­tion est sys­té­ma­tique. Avec le train des aug­men­ta­tions de sonores et de pol­lu­ants atmo­sphériques — pous­sières, oxy­des d’a­zote, COV — qui nuisent lour­de­ment à la san­té des per­son­nes. Triel en subi­ra aus­si les con­séquences.

La béton­i­sa­tion néces­saire pour faire des routes, puis des bâti­ments, l’ar­rache­ment des arbres en place, le mod­èle agri­cole inten­sif, impactent sévère­ment la . Les sci­en­tifiques ont con­staté la dis­pari­tion ver­tig­ineuse de plus de 70% des insectes en 30 ans et d’un tiers des oiseaux des champs en 15 ans. Il faut donc invers­er la ten­dance et c’est une urgence.

La ques­tion posée est celle du mod­èle de développe­ment
Ces pro­jets sont dans les car­tons depuis plus de 60 ans. En a‑t-on vrai­ment besoin aujour­d’hui ?
Pen­dant que le traf­ic routi­er va en décrois­sant depuis quelques années (-5 % entre 2000et 2010), les besoins de la région en agri­cul­ture diver­si­fiée, durable et locale sont impor­tants et cru­ci­aux pour l’avenir.

L’ur­ban­i­sa­tion à out­rance est-elle une con­di­tion réelle­ment néces­saire et désir­able à une heure de Paris ?  Ne vaudrait-il pas mieux pro­mou­voir la san­té et la qual­ité de vie et la pro­tec­tion de la nature dans notre envi­ron­nement ?

La plaine mérite mieux
L’EPAMSA a lancé un appel à man­i­fes­ta­tion d’in­térêt en octo­bre dernier sur la ques­tion des pro­jets à men­er sur la plaine. Un col­lec­tif d’as­so­ci­a­tions, Alter­na­tives en Val­lée de Seine, a con­tribué avec un pro­jet qui allie tech­nolo­gie, éner­gies renou­ve­lables, économie cir­cu­laire et développe­ment durable. Il remet l’a­gri­cul­ture, la nature et la bio­di­ver­sité au pre­mier plan, avec la créa­tion d’emplois et des con­di­tions de vie plus agréables et inclu­sives.

Cette “plaine mar­tyre” a besoin d’at­ten­tion, mais pas de nou­velles infra­struc­tures routières.
C’est pourquoi, Triel à Venir plaide pour un et durable de la plaine.

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